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Et mourir

Combien de fois j’ai cru tomber

Combien de fois j’ai cru que c’était la dernière fois ?

Combien de temps ai-je passé à me relever

Et pendant ce temps que faisais-tu sereinement chez toi ?

 

 

 

Mourir, combien de fois j’ai cru mourir

Et croire que ce bout de toi pouvait revenir

Ce n’est pas l’envie que j’ai d’être en vie

Ce n’est pas la peur que j’ai d’avoir peur

J’aurais voulu seulement que tu sois ici

Que tu m’aimes un peu plus pour apaiser ma douleur

Un jour tu m’as fait découvrir que la vie était belle
Aujourd’hui je comprends qu’elle peut prendre fin

J’ai été insouciante et libre comme celle

Qu’aujourd’hui tu retiens prisonnière à tes fins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que vous tous les hommes, vous êtes les mêmes

A croire qu’une femme n’est là que pour votre plaisir?

Non, je suis injuste, j’en connais quelques uns qui vraiment aiment

Et qui se meurent à petit feu pour tuer leur désir

De celles qui un jour, leur ont brisé l’âme

Et les ont laissé souffrir et se torturer, mauvaises femmes

Ainsi sommes nous quelques uns à être presque morts

Ainsi sommes nous quelques uns à être seuls dans le tunnel du sort

 

Combien de fois j’ai cru que c’était la dernière fois

Et toi, que faisais tu heureux chez toi ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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De fureur et de sang

Je n’ai pas l’âme d’un martyre

Lasse, je ne peux vous mentir

Vous aimer me leste

Vous haïr me lasse.

Contre vous je peste

Eprise de vous, hélas.

Je n’ai pas l’esprit d’un guerrier

Face à vous je ne puis lutter

Mes forces me lâchent

Ma vie me fâche

Fuir est sans conteste

La voie qu’il me reste

Je ne suis plus qu’un meurtrier

Tuer pour me libérer

Vos sanglots m’attristent

Ma colère s’attise

Vous êtes ma hantise

Je suis sous emprise

Etourdie

Tout s’est dit

Dans le sang

Je vous aimais tant…

Etendue

Tout s’est tu

Là sans vie

Je vous aimais tant…

 

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Oublier

Tirer un trait, c’est tout

Et penser aux personnes proches de nous

Tirer un trait sur toi

Et oublier tout ce qu’on a vécu là-bas

Oublier les roses

Oublier la saveur des choses

Qu’on se disait à mi-voix

Oublier où, comment, pourquoi.

A toi, à cette vie que tu me promettais

A celle qui n’existera jamais

A nous, à ces souvenirs d’amour heureux

A cette aveugle qui ouvre enfin les yeux

A cette histoire qui ne sera jamais celle

D’une histoire qu’on voulait éternelle

Tirer un trait c’est tout

Tirer un trait, oublier tout.

 

La vie, la nuit, le jour, les rires

Nous nous sommes tant aimés

Aimer, vibrer, aimer encore, nous étourdir

Nous avons tant essayé…

L’hiver et puis l’été et puis oublier tout

Vivre aujourd’hui pour ceux qu’on aime

Tirer un trait, oublier tout

Pour qu’aucun jour, jamais, ne soit le même.

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